Le logo de l'organisation
Handicap International est une organisation non gouvernementale créée en 1982 par deux médecins français tout d'abord pour venir en aide aux personnes réfugiées dans des camps au Cambodge et en Thaïlande. Son champ d'action s'étend maintenant à toute la planète. Initialement implantée en France, elle a par la suite ouvert des sections dans sept autres pays : en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, au Royaume-Uni, en Allemagne, au Canada et aux États-Unis.
En juin 1997, la section belge a déclaré son indépendance par rapport
aux fondateurs français du mouvement. C'est une association
indépendante et sans but lucratif, engagée en faveur des personnes handicapées
auxquelles elle apporte un soutien sur plusieurs thématiques : la
réadaptation, la réinsertion, la prévention, la défense des droits, le
déminage humanitaire et plus récemment l'urgence.
Pour les personnes mutilées, blessées lors de guerres, de
catastrophes naturelles, ou diminuées par une maladie, l'appareillage
puis la rééducation sont les premières étapes vers l'autonomie. Au cœur
des actions de Handicap International depuis sa création, chaque projet
de réadaptation doit avant tout être adapté aux parcours de vie de
chacun et aux capacités techniques et professionnelles locales.
L'appareillage : pour « vivre debout »
Qu'il s'agisse de prothèses, d'orthèses ou d'autres types
d'appareillage, les techniques orthopédiques utilisées par les
spécialistes de Handicap International sont adaptées aux matériaux, aux
compétences et aux infrastructures disponibles sur place.
Parallèlement, la technologie est choisie en fonction du contexte
local. Ces aides techniques permettent à chacun de retrouver une plus
grande autonomie de mouvement. Parce qu'elles doivent s'adapter à
l'évolution physique du patient, un accompagnement individualisé sur le
long terme est nécessaire. L'association travaille ainsi en étroite
collaboration avec les structures de santé locales, pour mettre en
place des formations reconnues de techniciens orthoprothésistes, et
soutient la création de centres d'appareillage.
La réeducation : vers l'autonomie
La marche, la parole, la mobilité du bras... Pour de nombreuses
personnes blessées ou appareillées, l'autonomie passe souvent par le
réapprentissage de chaque geste de la vie quotidienne.
Kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes ou psychomotriciens,
les professionnels de santé jouent un rôle essentiel dans ce long
rétablissement, mais sont généralement trop peu nombreux dans les pays
qui en ont le plus besoin. Pour pallier ces carences, les équipes de
Handicap International privilégient des formations diplômantes de
formateurs, grâce auxquelles ces professionnels deviendront autonomes.
Ce domaine vise avant tout à mettre en place des initiatives
permettant aux personnes en situation de handicap qui ne peuvent plus
exercer leur activité professionnelle de retrouver une activité
génératrice de revenu. Un autre objectif est d’éviter le rejet de la
personne par sa communauté et de favoriser son insertion sociale. Le
travail se fait principalement au sein de la communauté :
démystification du handicap, projets communautaires où la personne
handicapée elle-même s’intègre au groupe social dont elle fait partie.
Les activités sportives et de loisirs peuvent à cette fin jouer un rôle
important.
Handicap International mène différentes actions en vue de prévenir
l'apparition de handicaps, et cela par des actions de sensibilisation.
Les actions de prévention sont menées sur des thématiques très
différentes. * Parce que la santé est une étape préalable à
toute intégration sociale, pour Handicap International, le soin ne se
limite pas à l'appareillage et à la rééducation. Prévention des
maladies invalidantes, création de services de santé de proximité,
soutien psychologique auprès des victimes, autant d'actions qui
répondent à un objectif : permettre à chaque homme, chaque femme,
chaque enfant d'être soigné équitablement.
VIH / sida, filariose lymphatique, poliomyélite, épilepsie, diabète, ou lèpre...Véritables
fléaux dans de très nombreux pays, ces maladies handicapent lourdement
les personnes qui en sont atteintes et provoquent souvent leur
exclusion sociale. Pourtant, des précautions sanitaires, des campagnes
d'information, de vaccination ou de dépistage permettent aux
populations de s'en protéger et de diminuer ou retarder l'apparition de
séquelles lourdement invalidantes grâce à un diagnostic précoce. Mieux
connues, ces maladies sont également mieux prises en charge et mieux
acceptées par l'entourage. Au Mozambique, au Kenya ou encore au
Burundi, Handicap International travaille en étroite collaboration avec
les associations locales, les institutions et le personnel de santé,
pour conduire des campagnes de vaccination ou de sensibilisation, pour
mettre en place des antennes d'information et de dépistage, pour
proposer des formations de formateurs.
Redonner aux personnes handicapées ou vulnérables le droit d'être soignées
Les projets de santé développés par Handicap International visent à
établir ou à renforcer l'accès à des soins de qualité pour les
personnes les plus vulnérables : création de services de santé de
proximité, de pharmacies communautaires, amélioration de l'accueil des
patients, formation du personnel de santé, appui technique,
méthodologique, financier, etc.
Soutien psychologique Handicap International apporte un soutien
aux personnes en souffrance psychologique, qu'il s'agisse de victimes
de conflits ou du terrorisme, de personnes réfugiées, d'enfants
soldats, d'autistes ou d'enfants handicapés mentaux. Nos équipes
travaillent en étroite collaboration avec les personnels soignants
locaux pour une meilleure prise en charge de ces traumatismes :
formations diplômantes, soutien matériel, mise en place de médiations
thérapeutiques par le jeu, le théâtre ou le dessin, appui pour la mise
en place de réseaux de professionnels.
Prévention des accidents de la route L'association mène des
campagnes de sensibilisation et de prévention aux accidents de la
route, dans de nombreux pays, pour favoriser des changements de
comportements et limiter le nombre d'accidents. Ces actions sont
entreprises le plus souvent en partenariat avec les autorités locales.
Depuis 1996, H.I a développé un nouveau domaine d’intervention : les projets liés aux mines et aux bombes (notamment les bombes à sous-munitions). Ces projets visent avant tout à diminuer l’impact de la présence des mines antipersonnel sur les populations vivant au milieu de zones minées. Une grande palette d’activités est organisée dans ce cadre :
- programme d’éducation à la prévention des accidents par mines
- déminage et débombage
- collecte d’information sur les accidents
- enquête sur l’impact socio-économique de la présence des mines
- études sur différents sujets suite à l’évolution de ce secteur
- BASM : Bombes à sous-munitions
- mines antipersonnelles
- pièges explosifs
Le 30 mai 2008, à Dublin, 111 Etats ont adopté le texte d’un traité
international d’interdiction des BASM. Handicap International se
félicite de ce texte qui bannira toutes les BASM ayant des conséquences
humanitaires inacceptables, et renforcera considérablement l’assistance
aux victimes. Certaines clauses du traité sont néanmoins des sources de
déception et de vigilance. La mobilisation de la société civile doit se
poursuivre afin que le traité soit ratifié dans les meilleurs délais,
et que les failles qu’il présente ne permettent pas de dévoyer son
esprit.
Depuis 2006, Handicap International a créé en son sein une direction
de l'Action d'urgence, composée de spécialistes de l'intervention de
crise, destinés à intervenir dans des délais très courts, en cas de
crise humanitaire grave et soudaine, à la suite par exemple d'une
catastrophe naturelle, d'un conflit armé. L'association était déjà
cependant intervenue en urgence dans de nombreux pays, et
particulièrement au moment du Tsunami, en Asie fin 2004.
«Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en dignité et
en droits ». L'article 1er de la Déclaration universelle des droits de
l'Homme prend une toute autre signification quand on sait que plus de
500 millions de personnes handicapées dans le monde n'ont pas les
moyens de se soigner, que dans les pays en développement, 98 % des
enfants handicapés ne vont pas à l'école et que 80 % des personnes en
situation de handicap vivent avec moins d'1 euro par jour. Être soigné,
aller à l'école, travailler, aimer, s'exprimer : pour que ces droits
fondamentaux soient les droits de tous, Handicap International agit
dans près de 60 pays et milite auprès des pouvoirs politiques nationaux
et internationaux. Militer Dans les pays où elle intervient, Handicap
International soutient l'élaboration de lois nationales en faveur des
personnes handicapées. L'association a également contribué à
l'élaboration de la loi française pour « l'Egalité des droits et des
chances, la participation et la citoyenneté des personnes
handicapées », promulguée en février 2005.
Au niveau international, elle a participé au processus d'élaboration
de la Convention internationale relative aux droits des personnes
handicapées, adoptée par l'assemblée générale des Nations-Unies, le 13
décembre 2006.
Soutenir les associations de personnes handicapées
Handicap International appuie également les associations de
personnes handicapées des pays dans lesquels elle intervient. Son
objectif : donner les moyens aux personnes handicapées de promouvoir et
de défendre leurs droits (accès aux services de santé, à l'éducation, à
l'emploi, aux sports, à la culture...).
Handicap International mène plus de 240 projets dans 60 pays, en
particulier dans des pays en situation de crise aiguë ou chronique.
L'organisation est co-lauréate du Prix Nobel de la paix 1997 en tant que membre du comité de coordination de la campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnel, pour son action déterminante dans la lutte contre les mines.
Cette ONG est active sur beaucoup de fronts. Plus de 3 000 collaborateurs soutiennent l’organisation sur toute la planète.
Pour promouvoir son action auprès du public et lui permettre de
faire appel au don en confiance, la section française de
l’organisation, en tant qu’association, adhère au Comité de la Charte.